Mardi 20 mars 2007
La Cour de cassation met fin à la notion jurisprudentielle de l'« inexistence » d'un acte de procédure

        Cet arrêt de principe, qui met fin à la notion jurisprudentielle d'inexistence d'un acte de procédure, a été rendu dans les circonstances suivantes. Deux sociétés industrielles avaient confié à une société de transport l'acheminement d'une cargaison qui avait subi des avaries constatées lors du débarquement (un 19 avril). Le 17 avril de l'année suivante, ces deux sociétés (et leurs assureurs) avaient assigné devant un tribunal de commerce la société de transport qui avait appelé en garantie d'autres sociétés, à une audience du 16 mai suivant. Ce 16 mai était un jour férié. Les deux sociétés avaient réitéré leur assignation par un acte du 10 mai. La société de transport avait : a) soulevé la nullité de la première assignation ; b) invoqué contre la seconde la prescription extinctive d'un an. La cour d'appel avait accueilli son argumentation sur le fondement de l'« inexistence » de la première assignation. Relevant que l'assignation du 17 avril portait mention d'une date (jour férié) où la juridiction ne siégeait pas, la cour d'appel avait considéré que cet acte, privé d'une mention essentielle, « était impuissant à saisir les premiers juges » et « devait être tenu pour inexistant ». Elle en avait conclu que « sans qu'il soit besoin d'en prononcer la nullité », cette assignation « ne pouvait avoir d'effet interruptif de la prescription ».

        La Haute juridiction prononce la cassation. Elle juge qu'un acte de procédure irrégulier, quelle que soit la gravité de l'irrégularité alléguée, ne saurait être affecté que d'une nullité, laquelle pourra résulter soit d'un vice de forme faisant grief, soit d'une des irrégularités de fond limitativement énumérées à l'article 117 NCPC. En application de ce principe, elle censure la décision des juges d'appel pour avoir retenu l'« inexistence » et non la « nullité » de l'assignation irrégulière, laquelle était affectée d'un vice de forme. Le communiqué officiel de la Cour souligne que « la solution adoptée » par cet arrêt, rendu sur l'avis conforme de l'avocat général, « met fin à la notion jurisprudentielle de l'inexistence », telle qu'elle avait été retenue par un certain nombre d'arrêts (en particulier, cité par le conseiller-rapporteur et par l'avocat général : Cass. com., 4 janv. 2005, n° 03-16.486, inédit


(Cass. ch. mixte, 7 juill. 2006, n° 03- 20.026, Sté Hollandais Kinetics Technology international BV et a. c/ Sté Schenker BTL et a)

http://www.delphes.eu sculpture soleil Monaco féminisme paysage sud nature provençal provençale art singulier france peinture création pays design Bang & Olufsen Delphes femme fille féminine Nathanaël pinceau enfance art décoratif galerie galeriste exposition musée villa ventes enchères investissement immobilier vacances monument ville aix provence tauromachie nîmes arles toro arènes Béziers matador picador torero féria humour tourisme atelier Saint Paul de Vence idée cadeau œuvre toile tableau contemporaine féministe couleur vive figuratif miracle grec contemporain œil lampe décoration cyclope apollon oracle muse Marguerite Duras repros Delphes Paul Gauguin monument Eglise Cathédrale Saint Sauveur sanctuaire Déesse cité alter ego crayons miro Miró Venise dessin fusain modèle nu acrylique Delphine Riffard jardin japonais maison expo New York déco décoration art décoratif temple intérieur club sofa canapé Delphes intérieure salon de bruxelles biennale ocre coussin fauteuil rousse roux nue nudité maternité couleur grosse toile quartier peinture Mazarin cours Mirabeau Sextius culture ségolène royal performance désir cure thermale thermes vestiges Athènes vieux panier mythe Toulouse place des quatre dauphins parc Jourdan mythologie delphique Van Gogh Saint-Rémy de provence atelier Parnasse Paul Cézanne Sainte Victoire Estaque Marseille Vieux Panier Botero Matisse Magritte Pablo Picasso Vauvenargues Vuillart Paul klee Francis Bacon Gustav Klimt Egon Schiele Oskar Kokoschka Koloman Moser Delphes lumière reproductions Pissaro Guggenheim jazz musique taurine Madrid pasodobles Bayonne loi de sauvegarde des entreprises en difficulté 26 juillet 2005 responsabilité banques caution redressement et liquidation judiciaires procédures collectives
publié dans : ACTE DE PROCEDURE
commentaires (2)    recommander
Samedi 20 janvier 2007

Fin annoncée de la théorie de l'inexistence

Cass. ch.mixte, 7 juill. 2006, n° 03-20.026, P+B+R+I


La Cour de cassation, réunie en chambre mixte, casse l'arrêt d'appel qui retient qu'un acte privé d'une mention substantielle devait être tenu pour inexistant sans qu'il soit besoin d'en prononcer la nullité.

Une assignation à comparaître devant un tribunal de commerce avait été délivrée un jour férié. Les demandeurs avaient par la suite réitéré leur assignation. Le défendeur avait alors soulevé la nullité de la première assignation et invoqué la prescription d'un an prévue par l'article L. 133-6 du Code de commerce pour la seconde. Par la suite, pour déclarer l'action prescrite, la Cour d'appel "après avoir relevé que l'assignation délivrée le 17 avril 1996 portait mention d'une date correspondant à un jour férié et où la juridiction ne siégeait pas" a retenu que cet acte, privé d'une mention substantielle "était impuissant à saisir les premiers juges".

Ainsi, les juges du fond ont-ils conclu que cet acte de procédure devait être tenu pour inexistant sans qu'il soit besoin d'en prononcer la nullité et ne pouvait alors d'effet interruptif de la prescription. En visant les articles 114 et 117 du NCPC et ensemble l'article 855 du NCPC, la Cour de cassation énonce qu' "en statuant ainsi, alors qu'il résultait de ses constations que l'acte était affecté d'un vice de forme, la cour d'appel a violé les textes susvisés".

Par conséquent, et comme le précise la Haute juridiction "quelle que soit la gravité des irrégularités alléguées, seuls affectent la validité d'un acte de procédure, soit les vices de forme faisant grief, soit les irrégularité de fond limitativement énumérées à l'article 117 du Nouveau code de procédure civile".

Ainsi, cette assertion met-elle fin à la théorie jurisprudentielle de l'inexistence des actes de procédure. Désormais, toute irrégularité des actes de procédure sera sanctionnée par la nullité visée par les articles 114 et 117 du NCPC.

publié dans : ACTE DE PROCEDURE
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

SITE DE DELPHES

DELPHES EN IMAGES

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
blog jeux et consoles sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus